Miroir et Autoportraits photographiques

Autoportrait photographique : femme brune au miroir rond, reflets d'appareils photo et tissus rouges dans une ambiance sensuelle.
Autoportrait photographique pris pour la carte de vœux 2025.
Cet autoportrait photographique horizontal montre un mur noir sur lequel est accroché un gigantesque miroir rectangulaire occupant les deux tiers de la surface de l’image. Dans le reflet du miroir, on distingue une femme brune avec un chignon, vêtue d’une robe noire décolletée à manches courtes ornées de volants. Elle est assise sur un grand lit, les jambes repliées sous elle. Vue de profil, elle regarde vers une fenêtre située à gauche de l’image. Les rideaux ouverts laissent entrer la lumière extérieure, qui éclaire son visage. L’appareil photo ayant capturé cette photographie est posé à côté d’elle sur un trépied. Derrière elle, un second miroir, identique au premier, est accroché au mur et reflète son dos. La femme et l’appareil photo se trouvent ainsi entre deux miroirs, créant un effet de mise en abyme où les reflets rectangulaires se répètent à l’infini. Composée principalement de noir, de blanc et des nuances grises du béton, cette photographie couleur donne l’apparence d’un cliché en noir et blanc.
Autoportrait photographique pris dans une chambre de l’Hôtel Mama Shelter en 2011.
Sur cet autoportrait photographique, on distingue quatre tirages noir et blanc réalisés par le Studio Harcourt, posés sur une table en bois. Le cadrage serré met en avant ces photographies, rendant la table à peine visible. Chaque tirage est un portrait de la même femme, mais dans quatre poses différentes. Cette femme a une raie au milieu et des cheveux lisses relevés en chignon. Elle porte une chemise ainsi que des boucles d’oreilles composées de plusieurs anneaux.
Chaque photographie Harcourt est entourée d’une Marie-Louise. Cependant, seule celle située en haut à gauche de l’image est protégée par un épais cadre en cuir et un verre. C’est également la seule photo où la femme sourit. Elle regarde vers la droite, en dehors du cadre. Sur les autres clichés, son regard est marqué par une certaine tristesse. Dans la photographie Harcourt placée en dessous, la femme fixe l’objectif avec un air mélancolique qui évoque celui d’une petite fille triste. Le fond sombre met en lumière uniquement le haut de ses cheveux, déviant légèrement des techniques traditionnelles des Studios Harcourt.
La troisième photo Harcourt, en bas à gauche de l’image, offre un gros plan du visage de la femme. Sa bouche est légèrement entrouverte, et elle dirige son regard vers la droite, hors champ.
Enfin, la quatrième photo Harcourt, placée en bas à droite de l’image, est disposée en diagonale. Bien qu’elle ne sourie pas, elle ressemble beaucoup à la première photo. Entre la troisième et la quatrième photo, on aperçoit le pied de l’appareil photo utilisé pour réaliser cet autoportrait. Sur la partie droite de l’image, un ancien miroir ouvragé destiné à une coiffeuse de chambre repose sur la table. Dans le reflet du miroir apparaît une femme qui nous fixe avec un très léger sourire. Ses cheveux sont tirés en chignon, et elle porte des boucles d’oreilles ainsi qu’une chemise à grands cols pointus des années 1970, ornée de motifs noirs, rouges, roses et orangés. Bien qu’elle ressemble à la femme des portraits Harcourt, ce n’est pas la même personne. Toutefois, cet autoportrait est composé de manière à ce que son reflet dans le miroir soit cadré exactement comme les tirages noir et blanc. Sous l’effet de la lumière artificielle, cet autoportrait photographique baigne dans une teinte orangée, renforçant l’atmosphère particulière de la scène.
Autoportrait photographique pris avec des portraits du Studio Harcourt en 2024.
Autoportrait photographique horizontal montrant une femme en robe noire se reflétant dans un miroir incliné. L'armoire bleue reste droite hors du miroir, tandis que dans le reflet, la femme et l'armoire apparaissent penchées, créant une impression d'étrangeté.
Autoportrait photographique pris dans la Forteresse en 2017.

Charles Matton : « Dans le miroir, tout est question d’angle. Ce que l’on voit n’est qu’une illusion de l’espace, un monde parallèle que l’on ne peut saisir que par la réflexion. »

Autoportrait photographique vertical dans une pièce où un miroir au cadre jaune, placé sur un chevalet, reflète une femme brune en débardeur vermillon à dentelles. Autour, divers objets : mannequin de couture, photos anciennes, masque d’Halloween, mannequin argenté et couverture en patchwork.
Autoportrait photographique pris en 2006.
Autoportrait photographique horizontal dans un couloir débouchant sur une chambre d’hôtel, montrant une femme brune contre un miroir à cadre noir. Le miroir sur la partie droite de l’image et une surface réfléchissante noire, sur sa partie gauche, montrent plusieurs reflets de la femme, créant une impression de multiplication. Elle est vêtue d’un haut noir décolleté et d’une mini-jupe, avec ses cheveux tirés en queue de cheval.
Autoportrait photographique pris dans l’Hôtel de l’Empereur en 2017.
Au premier plan de cet autoportrait photographique horizontal, on voit une tête de lit qui épouse la forme d’un lit rond. Sur celle-ci est posé un téléphone. Et en dessous, sont disposés deux coussins bleu-gris pailletés et deux oreillers blancs. La tête de lit est surmontée de cinq miroirs. Seuls trois sont directement visibles sur la photo, les deux autres apparaissent dans leurs reflets. Dans les reflets des miroirs, une femme brune coiffée d’un chignon et portant des lunettes est visible. Elle est vêtue d’une tunique blanche brodée et se tient de profil, légèrement penchée en avant, comme si elle rangeait quelque chose sur le lit. L’effet kaléidoscopique produit par les miroirs fragmente son corps, qui apparaît cinq fois sur cette photographie. Chaque reflet offre une perspective différente : certains miroirs montrent son profil tourné vers la droite, un autre vers la gauche. Parfois, seuls sa tête ou son buste sont visibles. Le miroir central, placé au milieu de l’image, reflète quant à lui l’entièreté du haut de son corps. À l’arrière-plan, derrière la femme, se reflètent une télévision et de grands rideaux bleu-gris pailletés, ainsi que l’appareil photo sur son trépied, capturant cet autoportrait. L’effet d’optique dû aux miroirs multiplie non seulement l’image de la femme, mais aussi celle des oreillers, des coussins, du téléphone et des rideaux, créant une composition complexe et répétitive. L’ambiance colorée de cette photographie est froide. Hormis la touche verte de l’écran de télévision située au centre de l’image, la répétition des éléments identiques forme un patchwork géométrique dominé par des teintes de blanc, noir et gris-bleu.
Autoportrait photographique pris dans la Suite Autoportrait du Déclic Hôtel en 2017.
Sur cet autoportrait photographique vertical, on distingue d'une femme brune avec une queue de cheval, vêtue d'une robe sans manches à petits volants. Elle se photographie de profil dans une pièce éclairée par une lumière artificielle. La femme est située le côté gauche l’image. Tandis que sur le côté droit de la photographie, trois miroirs anciens ovales et ornés sont visibles. Le premier miroir, vertical, reflète uniquement le visage de la femme. Elle y apparaît de face et regarde en direction de l'objectif, donnant ainsi une autre lecture de cet autoportrait. Le deuxième miroir, horizontal et placé à hauteur de poitrine, reflète une partie de son corps, y compris son bras droit, qui est hors-champ de la photo. Le troisième miroir, plus en hauteur, reflète le plafond de la pièce. Le corps de la femme est partiellement tronqué entre l'extérieur du miroir et les reflets dans les deux miroirs, soulignant les propriétés du reflet dans cet autoportrait photographique. Le décor de la pièce comprend des murs recouverts d'un papier peint japonisant, avec des arbres en fleurs et des oiseaux, ainsi que des appliques murales à abat-jours rouges qui donnent une teinte orange à la scène.
Autoportrait photographique pris dans la Tour Rose de MiHotel en 2024.
Au centre de cet autoportrait photographique horizontal, on voit une femme brune coiffée d’un chignon. Elle porte une robe longue à bretelles et à décolleté, réalisée dans un velours frappé argenté. Autour de son cou, elle arbore un collier plat et métallisé, tandis qu’à son majeur droit brille une grosse bague. La femme est maquillée, avec des ongles et des lèvres d’un rouge éclatant. Son corps occupe presque toute la surface de la photographie. Assise face à nous dans un coin de la pièce, elle a replié sa jambe droite contre sa poitrine. Sa main droite repose sur sa cuisse, tandis que la gauche enserre sa jambe. Derrière elle, une paroi composée de verre et d’une surface argentée domine l’arrière-plan. À l’extrême droite de l’image, on distingue une porte faite des mêmes matériaux, entrouverte sur une pièce adjacente. Bien que la femme soit tournée face à nous, son visage est de profil et orienté vers le côté droit de l’image. Basculé en arrière, son corps penche légèrement sur le côté, jusqu’à ce que son chignon touche le mur. Sur ce mur est accroché un long miroir horizontal, dans lequel se reflète une partie de son corps. Ce reflet montre son visage de profil, son collier et sa poitrine. En contraste avec le reflet, la femme fixe le côté gauche de l’image. Cette composition crée une photographie en miroir où la femme et son reflet apparaissent dos à dos. Seuls leurs chignons se rejoignent, comme s’ils se touchaient. À l’exception des touches de rouge sur les lèvres et les ongles, l’ensemble de l’image est dominé par des teintes de gris, d’argenté et de brun clair, rappelant une harmonie subtile entre les tons métalliques et la peau.
Autoportrait photographique pris dans la Suite Tour Eiffel de l’Hôtel Secret de Paris en 2011.
Autoportrait photographique horizontal divisé en quatre sections verticales, mettant en scène une femme brune en robe rouge avec un miroir central et des rideaux en velours rouge, bleu et vert, créant un effet bicéphale troublant.
Autoportrait photographique pris dans la Suite Planche-contact du Déclic Hôtel en 2019.
Autoportrait photographique horizontal avec une jeune femme brune en chemise de nuit à rayures turquoise, jaunes et roses. Elle fixe l’objectif, presque dos à un grand miroir qui reflète son image de trois quarts face, comme un double inversé, sous une lumière orangée.
Autoportrait photographique pris dans l’Hôtel la Grande Bastide en 1997.
Autoportrait photographique horizontal avec, à droite de l’image, un miroir ovale reflétant une femme souriante en robe mauve ouvrant le tiroir d’un meuble. À gauche, hors du miroir, seule sa main tirant le tiroir est visible, tandis que le reflet révèle l’intégralité de son action.
Autoportrait photographique pris en 1997.
Autoportrait photographique pris en 1997.
Autoportrait photographique d'une femme reflétée dans un miroir, baignée d'une lumière bleue intense. L'image met en avant un reflet où le bleu domine, effaçant les couleurs naturelles.
Autoportrait photographique pris dans la Suite Diapositive du Déclic Hôtel en 2020.
Autoportrait photographique vertical avec trente-cinq rétroviseurs, certains brisés, reflétant la photographe aux cheveux longs et bruns, portant une robe à motifs d’arabesques colorées.
Autoportrait photographique pris en 2006.

Hans Christian Andersen : « Le diable éclata de rire en voyant son miroir, et il en fit des milliers de petits morceaux. Quand un éclat se logeait dans l’œil ou dans le cœur de quelqu’un, cette personne ne voyait plus les choses comme elles étaient…»

Autoportrait photographique horizontal avec un miroir posé sur un mur, reflétant une pièce aux lambris en bois brut. Dans le reflet, une femme nue et recroquevillée se cache derrière un appareil photo. Hors du miroir, une ouverture révèle une seconde pièce où un portant regorge de vêtements et d’accessoires.
Autoportrait photographique pris en 1995.
Autoportrait photographique vertical argentique : femme en robe blanche reflétée dans plusieurs miroirs brisés, ambiance froide et morcelée.
Autoportrait photographique pris en 1999.
Ce portrait vertical de femme est un autoportrait photographique. À droite de l’image, en plan serré, on distingue une femme brune aux cheveux attachés. Elle porte un rouge à lèvres framboise et un pull bleu roi en mailles légères. La femme est de trois-quarts face, mais sa tête rejetée en arrière lui permet de nous regarder par en dessous, avec une expression de défi. Derrière elle, un miroir reflète son image. Grâce à la posture de son corps et à l’effet d’optique créé par le miroir, cette femme qui nous tourne le dos apparaît de profil dans le reflet. Dans ce reflet, seule une partie de son bras droit est visible, tendu vers le côté gauche de l’image. L’illusion créée par le reflet donne l’impression qu’il y a deux femmes sur cette photographie, leurs têtes et épaules semblant se toucher par l’intermédiaire du miroir.
Autoportrait photographique pris avec mon premier appareil numérique en 2002.
Cet autoportrait photographique horizontal met en avant un miroir ovale biseauté, occupant les trois quarts de l'image. Il est posé sur une surface horizontale. À gauche, un tissu jaune épais, probablement une housse de coussin, est visible. Dans le coin inférieur droit du miroir, une femme brune se reflète. Elle est positionnée en diagonale, sa tête presque au centre de l’image. Vêtue d’un haut noir à manches longues, elle forme avec l’appareil photo une zone sombre. Seuls son cou et sa mâchoire droite sont légèrement éclairés. Peu maquillée, elle arbore un chignon inhabituel. Ses yeux écarquillés et sa bouche entrouverte traduisent une expression d’étonnement ou de peur. On devine son index gauche posé sur le déclencheur, révélant qu’elle prend l’autoportrait. Derrière elle, le plafond rouge et les murs turquoise sont recouverts d’un même papier peint à motifs orientalisants. Le contraste entre ces couleurs donne l’impression que le corps de la femme est imbriqué dans un losange rouge. Dans le coin supérieur droit du miroir, un morceau de cadre se reflète. Sur le plus grand mur visible dans le reflet, une peinture et deux portraits sont accrochés. Cependant, à cause de l’effet d’optique, les cadres semblent accrochés à l’envers, renforçant l’atmosphère déstabilisante de l’image. La peinture, à gauche, représente des personnages sur un fond de bandes rouges et jaunes. Derrière la tête de la femme, une photo jaunie et un portrait noir et blanc du Studio Harcourt, représentant une femme souriante avec un chignon, sont visibles. L’image baigne dans une lumière orangée, créée par la pellicule argentique et l’éclairage artificiel. Les couleurs éclatantes – rouge, jaune et turquoise – ainsi que les formes géométriques créées par les cadres, le plafond, les murs et l’ovale du miroir confèrent à cet autoportrait une atmosphère étrange et énigmatique.
Autoportrait photographique pris en 2000.
Cet autoportrait horizontal est la photographie d’un reflet dans un miroir. Les bords du miroir ne sont pas visibles, car le reflet occupe toute l’image. On comprend qu’il s’agit d’une photo de miroir grâce à l’appareil qui prend l’autoportrait, visible dans le reflet, faisant face à nous. L’appareil photo est un Minolta argentique. On voit sa sangle et le trépied sur lequel il repose. À côté de l’appareil, se trouve une jeune femme brune, les cheveux attachés. Elle porte une bague avec une pierre translucide au majeur gauche. L’appareil est placé à la hauteur de son épaule droite. La femme est au centre de ce portrait. Le cadrage est tel qu’on ne voit que son visage et le haut de son buste. Elle est nue, mais ses bras sont croisés contre son corps et cachent sa poitrine. Sa main droite, passée sous son bras gauche, tient son aisselle. Son bras gauche est plié de manière à former un triangle, dont l’une des pointes est son épaule gauche, touchant le côté gauche de l’image, le coude gauche touchant le bas de l’image, et la main gauche reposant contre l’appareil photo. De son majeur, elle appuie sur le déclencheur. La tête penchée sur son côté droit, la jeune femme pose son visage sur sa main qui touche le déclencheur. Elle n’est pas maquillée. Il est impossible de savoir si, bouche fermée, elle sourit ou non, car le reste de son visage exprime plutôt la contemplation ou la rêverie. Ses yeux sont mi-clos et on distingue un point lumineux dans son œil gauche. Elle ne semble pas regarder l’objectif de l’appareil, ni son visage ou son propre corps, mais plutôt quelque chose hors du champ. La femme et l’appareil sont au premier plan. L’arrière-plan est flou, mais on entrevoit du lambris peint en blanc sous une sous-pente, deux tableaux et une bibliothèque. Cet autoportrait photographique est principalement noir et orangé. Le corps nu de la jeune femme semble caressé par la lumière artificielle, qui donne un aspect doux et doré à sa peau.
Autoportrait photographique pris en 1997.
Autoportrait photographique horizontal baigné de lumière rouge. Une femme en gilet rouge, placée entre deux miroirs, tient un miroir de sorcière convexe reflétant un appareil photo sur trépied. À l’arrière-plan, un miroir ovale biseauté appuyé contre un tissu pourpre reflète son dos et le trépied.
Autoportrait photographique pris pour la carte de vœux 2025.
Sur cet autoportrait photographique horizontal, on distingue deux miroirs rectangulaires aux cadres dorés, accrochés côte à côte. Ils occupent les trois quarts de l’image. Dans leur reflet, apparaît le corps allongé d’une femme aux longs cheveux noirs. Au premier abord, il est difficile de comprendre que ces deux miroirs sont disposés au plafond d’une chambre, au-dessus d’un lit. On le devine grâce au reflet de la tête de lit et à la présence, à droite de l’image, de l’accroche dorée d’une lampe suspendue au plafond. Les deux miroirs reflètent un plafond mouluré peint en bleu turquoise tirant sur le vert. Le mur occupant la partie inférieure de la photo, visible à la fois directement et dans le miroir, est recouvert d’une tenture en velours d’un turquoise plus clair que le plafond. De même, la tête de lit art déco, ornée d’un liseré doré, est recouverte du même velours turquoise que celui des murs. Dans le reflet des miroirs, on aperçoit presque tout le corps de la femme, à l’exception de son ventre sur lequel repose probablement l’appareil photographique utilisé pour réaliser cet autoportrait. Elle n’est pas allongée dans une position habituelle de sommeil, mais le long de la tête de lit, sur deux oreillers blancs. Le lit étant étroit, ses pieds nus dépassent sur le côté droit de l’image. De chaque côté de la tête de lit, à la lisière des reflets dans les miroirs, on distingue deux lampes. Leur lumière, allumée, laisse deviner leur forme évoquant une fleur à six pétales. La femme brune porte une robe en velours bleu turquoise, sans manches et à col ras du cou. La robe est remontée au-dessus de ses genoux. Dans le miroir de droite, ses jambes et ses pieds nus apparaissent de profil, tournés vers le haut de l’image. Dans le miroir de gauche, son buste fait face à l’objectif. La femme, maquillée d’un rouge à lèvres éclatant, regarde l’objectif. Ses cheveux détachés forment une vague au-dessus de sa tête. Son bras gauche, probablement utilisé pour tenir l’appareil, est hors champ. Son bras droit, quant à lui, est tendu et replié au-dessus de sa tête, la paume de la main ouverte. La pose de la femme, avec son bras abandonné, évoque celle adoptée par Rose lorsqu’elle est dessinée par Jack dans le film Titanic. L’ambiance colorée de cet autoportrait est dominée par des tons bleus et dorés. La pose lascive de la femme qui fixe l’objectif, associée aux tentures en velours et aux miroirs au plafond, confère une allure érotisante à cette photographie.
Autoportrait photographique pris dans la chambre 23 de l’Hôtel La Mondaine en 2024.
Sur cet autoportrait photographique, on distingue, de gauche à droite : une femme brune, un miroir reflétant cette même femme, et le portrait d’une seconde femme en noir et blanc. Le cadrage est resserré sur ces trois images féminines, ne montrant que leurs visages, mains et le haut de leur buste. À gauche de la photographie, la femme brune a les cheveux coiffés en chignon, avec une raie au milieu. Elle porte un rouge à lèvres vermillon, assorti à la teinte rouge visible derrière la photographie en noir et blanc. Ses ongles sont vernis d’un bleu éclatant. Ce que l’on aperçoit de son corps — ses épaules et le haut de son buste — est nu, mais la position de ses bras et la commode blanche devant laquelle elle se tient dissimulent sa poitrine. Quasiment de profil, elle tourne son visage vers la droite de l’image, semblant observer la photographie en noir et blanc posée sur la commode. Son expression est presque impassible. En revanche, son reflet dans le miroir semble esquisser un sourire. Ce reflet, orienté face à nous, ne regarde pas directement l’objectif, mais semble fixer sa direction. Étonnamment, son visage paraît plus jeune et plus doux que celui de sa version hors du miroir. La photographie en noir et blanc, encadrée, est posée contre le miroir. Son sujet arbore également un chignon avec une raie au milieu, mais à la différence de la femme brune, elle a les yeux clairs. Son expression, malicieuse, est rehaussée par un léger sourire. Elle semble fixer à la fois l’objectif qui a capturé son portrait et celui de l’appareil ayant pris cet autoportrait. Les trois figures féminines adoptent une pose similaire, encadrant leur visage avec leurs mains. Dans chaque cas, une main est placée horizontalement sous le menton, ses doigts remontant légèrement sur le visage, tandis que les doigts de l’autre main s’évasent en éventail sur la joue opposée. En comparant le reflet dans le miroir avec la pose de la femme du portrait en noir et blanc, on comprend que la femme brune imite la posture du cliché. Cependant, pour reproduire fidèlement cette pose, et puisque le miroir inverse toujours l’image qu’il reflète, elle a inversé la position de ses mains : la main gauche prend la place de la droite, et inversement. La lumière artificielle, dont une lampe se reflète dans le verre protégeant le portrait, baigne l’ensemble de cet autoportrait photographique d’une teinte chaude et orangée.
Autoportrait photographique pris en 2021.
Autoportrait argentique en noir et blanc d'une jeune fille allongée sur un linoléum taché. Sa main touche un miroir carré posé sur le sol où se reflète son visage comme s'il s'agissait d'un trou d'eau.
Autoportrait photographique pris en 1997.

Ovide : « Il se pencha, et il chercha à comprendre l’étrange forme qu’il apercevait. »

Autoportrait photographique vertical avec un miroir rond reflétant une jeune femme brune en bikini bleu, le ciel bleu, et la piscine verte en arrière-plan. Composition en deux tons, bleu et vert, créant une ambiance étrange et captivante.
Autoportrait photographique pris en 2000.
Autoportrait photographique argentique horizontal en plongée. Un escalier en bois recouvert d’un tapis oriental rouge et vert traverse l’image en diagonale. Une femme vue de dos, vêtue d’une robe en velours noir et rouge, se tient en bas de l’escalier. Son reflet dans un petit miroir semble fixer l’objectif, attirant subtilement sur elle l’attention parmi les nombreuses lignes de la composition.
Autoportrait photographique pris en 1998.
Autoportrait photographique horizontal pris dans une salle de bain aux carreaux bleu foncé, mettant en scène des jeux de reflets dans plusieurs miroirs qui démultiplient l’image d’une femme en robe bleue et chignon serré.
Autoportrait photographique pris dans l’Hôtel MiHotel en 2024.
Autoportrait photographique vertical montrant une femme en kimono orange dos à l’objectif, se tenant près d’un miroir rectangulaire. Dans le reflet, elle fait la moue en se contemplant le kimono ouvert. En arrière-plan, une bibliothèque, une porte blanche et un vieil ours jaune.
Autoportrait photographique pris en 2000.
Autoportrait photographique argentique en noir et blanc. Une jeune femme, assise sur un sol en linoléum taché et adossée à un mur de lambris blancs, tient un miroir cassé entre ses cuisses, dissimulant son corps. Son visage intensément maquillé, empreint de mélancolie, fixe l’objectif. Le miroir, sans reflet, amplifie l’atmosphère de vide et de tristesse.
Autoportrait photographique pris en 1997

Jorge Luis Borges : “Le miroir est un objet curieux, car il n’a jamais la prétention de montrer ce qui est, mais plutôt ce qui n’est pas.”

Autoportrait photographique argentique vertical montrant une femme assise sur un fauteuil de style Louis XV tenant un miroir ovale biseauté, reflétant uniquement le parquet vide. En arrière-plan, un tableau au cadre bleu représentant une jeune fille dans un jardin est accroché derrière la femme.
Autoportrait photographique pris en 2000.
Autoportrait photographique de la Méchante Reine de Blanche-Neige. Elle se reflète dans un miroir ovale tout en tenant une pomme rouge sur son cœur. Son visage maquillé et ses yeux perçants sont mis en valeur par un foulard noir et violet, une couronne en papier doré et un col blanc retenu par un bijou en perles. La contre-plongée de la prise de vue confère une impression d’autorité.
Autoportrait photographique transformée en Méchante Reine, réalisé en 2010.

Grimhilde : « Miroir, miroir, dis-moi, qui est la plus belle de tout le royaume ? »